L’œuvre et sa technique :

La peinture de Samuel Buri, le Chalet, date de 1967. Elle est conservée dans une collection privée. Cette œuvre a été peinte sur une toile préparée industriellement. Des scotchs ont été utilisés comme cache sous la forme de grille pour conserver la préparation en réserve. Le motif a été réalisé au pochoir avec un médium de nature acrylique et la peinture verte a été identifiée comme une peinture fluorescente. L’originalité de l’œuvre réside dans l’application du pochoir final avec une bombe aérosol texturée. Il s’agit très probablement des premiers aérosols sur le marché en Europe destinés à la décoration d’intérieur.

Interventions réalisées :

Le tableau présentait plusieurs déchirures simples et complexes et des déformations. L’aspect esthétique (encrassement) n’a pas été amélioré, selon le souhait du propriétaire. Les déchirures ont été reprises par le revers avec un “fil à fil” et consolidées à l’aide d’adhésif et de bandelettes de maintien. Des pièces de non-tissé viennent ensuite renforcer le maintien de la zone ainsi consolidée. Les déchirures ont généré des lacunes sur la face qui ont été finement comblées puis réintégrées. Les zones texturées ont été réintégrées avec du feutre colorée ponctuellement ajouté sur un fond colorée.

Samuel Buri, le Chalet, vue générale

Déchirure complexe, avant et après restauration

Buri, le chalet, reprise des déchirures